Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 14:14

orange_meca.jpg Et voilà, un nouveau livre terminé ! Même si je ne suis pas encore en vacances, je me suis promis d'écrire une critique pour chaque livre et je m'y tiens (je suis fière de moi lol).

 

Comme celui-là ne faisait que 200 pages en pocket, forcément il a été plutôt rapide à lire. Je ne pensais pas le lire un jour, mais comme on me l'a conseillé et vu que j'aime bien changer d'univers à chaque roman, je me suis dit que l'orange mécanique d'Anthony Burgess serait l'occasion !

 

Tout d'abord, je tiens juste à préciser que j'avais vraiment un à priori négatif sur ce livre et sur le film. On me l'avait vraiment décrit comme une ôde à la violence et vraiment, vraiment pas regardable (notamment le film). J'ai vaincu mes craintes et mes appréhensions pour me lancer et vu le nombre de pages je me suis dit que ce serait un moment rapide à passer.

 

Pour l'histoire, on ne peut pas vraiment dire qu'il y en a une, si ce n'est qu'Alex le narrateur, âgé de 15 ans ne vit que pour la violence et les viols. Il a une bande d'amis qui le suit partout et la première partie du livre ne consiste qu'à décrire la manière dont ils dépouillent et brutalisent les personnes qu'ils rencontrent, vraiment génial ! Cela confirme donc mes craintes. Je peux également ajouter qu'Anthony Burgess a fait le choix de créer un nouveau langage, que l'on pourrait un peu comparer à celui des cités (mélange d'argo, mots inventés ou dérivés) et qui rend parfois la lecture vraiment pénible (drougs = amis ; tzarrible = terrible ; pushka = fille...!!

 

Fin de la première partie, le narrateur finit par être pris par les veshes (flics) et se retrouve en prison et c'est là que les choses commencent à devenir intéressantes. Les personnages évoluent et on ne parle plus uniquement de violence ou alors sous une autre forme, enfin un bon point et ça continue en s'améliorant...

 

En tout cas, l'orange mécanique m'a tout de même surprise, déjà par le thème abordé et ensuite par la manière dont Anthony Burgess a choisi de traiter son sujet (sous différentes formes). Il aborde également d'autres sujets : les problèmes politiques, le chomage, l'adolescence, le sexe, autrement dit des sujets vraiment pas évidents ! Au final je pense qu'il s'en sort avec brio et son livre mérite d'être lu !

 

Un petit mot sur le film : je me suis dit tant qu'à faire autant voir aussi le film de Kubrick, et là encore je n'ai pas été déçue, il reprend très fidèlement l'orange mécanique de Burgess, allant même jusquà faire dire certaines parties du livre à l'acteur principal. Bien sûr les scènes sont très crues, mais une fois le livre lu, on sait à quoi s'attendre ! Les acteurs sont vraiment bon et l'on ressent vraiment l'importance de la musique classique aussi bien dans le film.

 

Un autre point intéressant et juste pour terminer : la musique, Comment peut-on autant aimer à la fois la violence et Bethoveen ? Burgess l'expose à travers tout son livre comme un vrai paradoxe et nous amène à la même reflexion !

Partager cet article

Repost 0

commentaires