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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 07:15

En tout début d'été j'ai découvert le blog de Leiloona et son atelier d'écriture "Une photo, quelques mots". Après de nombreuses vistes et de magnifiques lectures écrites par les participants, j'ai décidé de me lancer et de faire partie, moi aussi, de cet atelier d'écriture.

 

Le principe en quelques phrases : Leiloona poste chaque semaine une photographie qu'elle aura choisie. Cette photographie sert de base pour écrire notre texte. Les textes sont publiés chaque lundi, avec ni ton ni genre imposé. Bien entendu, la photographie et le texte ne sont pas libres de droit !

 

Voici ma troisième participation :

voyage

©Romaric Cazaux

 

 

     Je me souviens de ma jeunesse, passée dans l'avion avec juste un sac à dos pour bagage. Je faisais de l'auto-stop pour aller où je voulais. Sans attache c'était facile et je garde encore quelques bons contacts de mes anciennes rencontres. Un voyage, des voyages dans mon cas, ça vous change. On apprend des autres cultures, on ne se dit pas tout le temps, c'est mieux chez nous, pourquoi tout le monde ne nous suit pas ? Et non, parfois on a de grandes claques. Et puis un jour, j'ai rencontré la femme de ma vie, et je suis devenu son mari quelques années plus tard. Chose incroyable on s'était rencontré au Chili, en vadrouille tous les deux comme on dit. On a fait un bout de chemin ensemble, puis on s'est perdu... c'est à ce moment là que je me suis aperçu que j'avais quelque chose, quelqu'un, que je ne voulais surtout pas perdre... On s'est retrouvé (quelle joie indescriptible que j'ai ressenti, elle aussi, je l'ai vu) par les hasards de la vie... Je vous raconterai cette partie une autre fois, sinon vous êtes partis avec moi pour un bout de temps ! Enfin bref, tout cela pour vous dire qu'on s'est installé ensemble, un pied-à-terre à nous. Le voyage non-stop ne me manque pas. Chose que je trouve étrange puisque j'ai toujours aimé ça. Mais il faut dire que j'ai trouvé ce que je cherchais, même si je ne le savais pas à l'époque. Maintenant je suis chauffeur de bus dans un aéroport, je transporte le temps de quelques minutes les voyageurs arrivés à bon port (ou pas, le vie réserve bien des surprises !). Du coup je m'imagine où sont allés tous ces gens que je ramène avec leurs valises. Ils montent et je me fais tout de suite une idée.


     Prenez cette femme, collée à la fenêtre, elle a du voyager de nuit, vu ses cernes, heu disons la fatigue pour être politiquement correct, qu'elle a. Elle a du donc faire un grand voyage, mais elle a l'air d'être bien donc un voyage pour le plaisir. Je suis sûr qu'elle est allée rejoindre des vieux amis au loin... Un avion de Vancouver est arrivé il y a peu. Elle en faisait partie.


     Ensuite cet homme, jambes écartés pour ne pas tomber quand je démarrerai, au téléphone pour prévenir sa femme qu'il est bien arrivé. Lui à la tête qu'il m'a faite quand il est monté dans mon bus, je peux assurer qu'il était content d'être arrivé ! Un sourire jusqu'aux oreilles. Il a du être loin de sa femme pour un bout de temps. Il a du partir à Berlin, avion posé il y a 10 minutes, sortir le premier, en classe affaire et marcher d'un pas vif pour prendre au plus vite la prochaine navette, la mienne en l'occurrence. Ce sera bientôt les retrouvailles, dommage que je ne les voient jamais... En tout cas lui, on l'a obligé à prendre cet avion. Moi je n'ai jamais vu le voyage comme une contrainte... mais c'était avant, dans ma jeunesse. J'aime toujours autant voyager, découvrir d'autres lieux, d'autres mentalités, d'autres façons de vivre. Mais maintenant c'est toujours à deux !


     Il y a aussi ce jeune, debout lui aussi pour laisser élégamment les places assises aux personnes qui en ont besoin. Il a son sac à dos, mais aussi son immense valise. Nous sommes en septembre et au vu de la date, je dirais qu'il vient pour ses études. Un an vu son air aimanté vers la fenêtre avide de découvertes mais aussi figé par l'appréhension. Tout s'ouvre devant lui. Il a du prendre son départ à Séoul, après avoir trimé comme un malade pour avoir une place dans sa nouvelle université (premier de la classe, mais pauvre, son arrivée est un peu plus tardive que les autres).


     Et enfin il y a lui, avec son bonnet et son air tranquille de baroudeur. Sa guitare enlacée, il me fait penser à moi-même, avec pour seule attache mes pauvres bagages. Il doit voyager par-ci par-là au gré de ses envies. Mais je n'arrive pas à cerner d'où il peut venir : New York, Rio de Janeiro, Tokyo, Sydney ? Ce n'est pas grave s'il n'a encore pas posé les pieds dans ces villes, ça ne saurait tarder ! Un livre suffit à combler ce vide, qui pour l'instant ne le gêne pas. Mais ça non plus ce n'est pas grave puisqu'il ne s'en apercevra qu'une fois qu'il sera heureux, et là il est en marche !

 

V.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:55

Jonas-Jonasson.jpgJonas Jonasson est né en Suède en 1961. Il a une expérience en tant que journaliste et consultant  média. Il est actuellement en train d'écrire son second roman.

Après une longue carrière comme journaliste, consultant média et producteur pour la télévision, Jonas Jonasson décide de commencer une nouvelle vie. Il écrit un manuscrit, vend tous ses biens en Suède et déménage dans une petite ville appelée Lake Lugano en Suisse, à quelques mètres seulement de la frontière italienne. Aujourd'hui il est retourné en Suède et vit à la campagne sur un île avec son fils et ses poules.

Le phénomène a attiré l'attention pour faire un film espagnol grâce à la coopération internationale entre l'agence littéraire Pontas et Jonas Jonasson. Quelques semaines plus tard, le roman a été vendu aux ventes aux enchères à plusieurs maisons d'édition importantes en Europe.

 

source : http://www.jonasjonasson.com/the-author/

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 09:30

le vieux pas feter anniversaire

 

Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

 

source : http://www.livraddict.com

 

Avis à venir prochainement !

 

N'hésitez pas à  nous faire part en attendant de votre avis sur ce livre ou sur d'autres et à nous donner des suggestions de nouvelles lectures !

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:27

Pour ce 19ème numéro : Derrière la haine de Barbara Abel aux éditions Fleuve Noir.

 

derriere_la_haine.jpg

 

 

"Le ton est monté, les menaces ont fusé : attaque en justice, dommages et intérêts et tout le bataclan."

 

 

 

 

Une idée originale de Sophie.

 

logo-mardi-31

 

 

Le mardi sur son 31 consiste à ouvrir le livre qu'on est en train de lire à la page 31 et à choisir une phrase.

Qu'elle plaise ou déplaise, l'important est de partager notre lecture du moment !

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:15

En tout début d'été j'ai découvert le blog de Leiloona et son atelier d'écriture "Une photo, quelques mots". Après de nombreuses vistes et de magnifiques lectures écrites par les participants, j'ai décidé de me lancer et de faire partie, moi aussi, de cet atelier d'écriture.

 

Le principe en quelques phrases : Leiloona poste chaque semaine une photographie qu'elle aura choisie. Cette photographie sert de base pour écrire notre texte. Les textes sont publiés chaque lundi, avec ni ton ni genre imposé. Bien entendu, la photographie et le texte ne sont pas libres de droit !

 

Voici ma deuxième participation :

vole.jpg

© Romaric Cazaux

 

      Hey ho ! Coucou c'est moi ! Vous ne faites pas attention à moi car je suis petit et que je ne vous intéresse généralement pas mais j'existe quand même.


          Aujourd'hui j'ai décidé de vous raconter une petite histoire à l'image de ma taille. Une fois où j'ai eu un peu peur...


          C'était un mercredi midi, l'église sonnait pour annoncer je ne sais quel évènement. Qu'est-ce qu'elle était belle cette église. Grande, puissante, toute faite de pierres, bref une belle église. J'aimais entendre ses cloches carillonner gaiement qui annoncaient l'heure du déjeuner. J'allais retrouver mes copains, et on se réunissaient tous, on se chamallait un peu mais toujours avec bon esprit. C'est alors qu'un temblement de terre s'est fait sentir !


           Mon petit coeur s'était soulevé d'un coup, j'étais en alerte pour savoir d'où venait le bruit, car il y avait un bruit, à s'en faire éclater les tampans ! C'est alors qu'on le vit tous : un sale môme qui courait dans tous les sens dans le seul but de nous faire peur pour qu'on s'envole. Ah ça l'amusait bien le saligaud !


          C'est qu'il a continué un petit moment comme ça : impossible de manger tranquille dans ce petit parc ! Tout ce qui est petit n'est pas forcément insignifiant... pas comme moi...

 

           Sur ce, je vous laisse je vais rejoindre mon église où tout est calme et musical.

 

V.

 

PS : retrouvez les textes des participants (cliquez ici)

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:26

maitresse de romeJ'ai lu La maîtresse de Rome grâce à deux avis de blogueuses Cajou (son billet ici pour vous donner autant envie, c'est un coup de coeur pour elle) et Stellablogueuse (son billet ici qui a lu ce roman en suivant Cajou et qui a tout autant aimé).

 

Un petit résumé de La maîtresse de Rome pour vous mettre dans l'ambiance : "Jeux du cirque, complots, banquets, orgies... Dans cette formidable saga antique, Kate Quinn fait revivre avec panache l'univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.

Jeune esclave juive soumise aux caprices de l'arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas àêtre remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret."

 

Sans plus attendre voici mon avis : J'AI ADORE ! Il y a TOUT dans ce roman : de l'émotion, des complots, des personnages horripilants, mais aussi très attachants sur un fond historique mais dévié avec soin pour nous conter une histoire digne des Romains ! Car en effet, plus qu'auteur Kate Quinn est une conteuse. Dès les premières pages on se laisse prendre par son histoire, enfin plutôt celle de Thea, mais aussi de Lepida Pollia. On alterne les points de vue avec grand plaisir et, chose rare, ce n'est pas du 50-50, on a parfois un peu plus de l'une ou l'autre et de temps en temps on a un intermède omniscient. Vraiment rafraichissant et très bien trouvé !

 

Les personnages sont très bien décrit, on s'attache très vite à eux. Thea surtout qu'on suit et qu'on a envie d'aider, de libérer. Arius aussi qui malgré sa violence cache une grande sensibilité, Vix qui m'a fait rire. Et bien sûr La maîtresse de Rome ne serait pas ce qu'elle est sans l'horripilante Lepida Pollia, grande nymphomane prête à toutes les méchancetés possibles pour arriver à ses fins : au pouvoir. On aimerait lui faire subir les pires atrocités ! C'est ça qui est bon : un bon personnage à détester  ^^

 

On voit évoluer les personnages au fil du temps. Ici pas de temps long, Kate Quinn passe les semaines, mois, années sans problème et sans nous perdre. Quelle joie de lire une épopée pareille. On sent qu'elle est fille d'historien car la base est bien fournie et l'on s'imagine sans peine dans Rome à l'époque des années 80 (sans rajouter les 1900!). Je suis allée à Rome il y a un peu plus d'un an et j'ai retrouvé cette ville dans les descriptions : les jeux du cirque, les amphitéâtres, les bains,... et la vie d'antan : les lits pour manger, les esclaves, la démocratie,...

 

J'ai vraiment tout aimé dans La maîtresse de Rome. A peine avais-je un temps libre que je voulais me replonger dans l'histoire, savoir ce que devenaient les personnages, quels complots se préparaient, qui survivrait. Malgré le petit pavé qu'est ce roman, je n'ai pas vu défilé les pages, je les ai englouties.

 

Bref, La maîtresse de Rome est un bijou d'émeraudes, de jades, de topazes qu'il faut absolument découvrir ! Bravo et merci Kate Quinn pour cette fantastique épopée !!!

 

V.

 

PS : je suis plus qu'impatiente de découvrir la suite ^^

 

La maîtresse de Rome entre dans le challenge "Petit Bac 2012" d'Enna dans la catégorie "Lieu géographique". Voilà qui termine ce challenge en beauté !

challenge petit-bac 2012

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:30

walkingdead11_les_chasseurs.jpgInutile de vous représenter encore une fois ce fabuleux comic qu'est Walking Dead ! Déjà le 11ème tome : Les chasseurs, dont voici un petit résumé : attention spoilers !

 

"Rick et ses compagnons, rejoints par le trio de l'ex-sergent Abraham, tentent de rallier Washington, le lieu où, selon Eugène Porter, tout aurait commencé. Sur la route, le groupe se sent épié, et ce n'est pas la rencontre fortuite d'un révérend qui va les rassurer. Réfugiés dans une église, la paranoïa s'installe. Pire que les zombies, les cannibales... Cette odyssée de la survie atteint un nouveau stade dans l'horreur. Cernés de toutes parts, les survivants devront sacrifier une partie de leur humanité pour survivre."

 

Je ne pensais pas ça possible mais Robert Kirkman l'a fait : aller encore plus loin dans l'horreur ! Je me demande ce qu'il nous réserve dans les tomes suivants !!! L'histoire avec les jumeaux est abominable et pourtant on arrive à comprendre qu'après toutes les horreurs vécues, cela a déteint chez certains.

 

Pour survivre, nos "survivants" sont capables des pires horreurs, mais là on voit bien qu'ils dépassent un certain seuil. Ce monde là ne va pas, ne les laissent pas indemnes. Même Carl est touché et l'on se demande s'ils ne vont pas tous finir dérangés...

 

J'ai trouvé l'histoire avec Dale, très intéressante et plutôt comique, ironique même. On voit bien là que Robert Kirkman a un sens de l'humour : l'humoir noir !

 

Bref, Les chasseurs est un tome qui monte encore sur l'échelle de l'horreur ! Pourtant Robert Kirkman nous réserve encore plus je le sens, et c'est tant mieux !!!

 

V.

 

Précédents tomes lus et chroniqués :

  - Passé décomposé (tome 1)

  - Cette vie derrière nous (tome 2)

  - Sains et saufs ? (tome 3)

  - Amour et mort (tome 4)

  - Monstrueux (tome 5)

  - Vengeance (tome 6)

  - Dans l'oeil du cyclone (tome 7)

  - Une vie de souffrance (tome 8)

  - Ceux qui restent (tome 9)

  - Vers quel avenir ? (tome 10)

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 09:50

Pour ce 18ème numéro : La maîtresse de Rome de Kate Quinn aux éditions Presses de la cité.

 

maitresse_de_rome.jpg

 

 

" - Le rudis est un mythe, répondit Gallus d'un ton désinvolte. Une épée de bois que l'empereur remet à un gladiateur pour lui accorder sa liberté."

 

 

 

  Cette fois-ci une citation, plutôt qu'une seule phrase.

 

Une idée originale de Sophie.

 

logo-mardi-31

 

 

Le mardi sur son 31 consiste à ouvrir le livre qu'on est en train de lire à la page 31 et à choisir une phrase.

Qu'elle plaise ou déplaise, l'important est de partager notre lecture du moment !

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:15

Depuis un moment déjà, j'avais envie de me remettre à l'écriture (non pas que j'écrivais souvent, mais disons que je l'avais déjà fait). C'est alors qu'en tout début d'été j'ai découvert le blog de Leiloona et son atelier d'écriture "Une photo, quelques mots". Après de nombreuses vistes et de magnifiques lectures écrites par les participants, j'ai décidé de me lancer et de faire partie, moi aussi, de cet atelier d'écriture.

 

Le principe en quelques phrases : Leiloona poste chaque semaine une photographie qu'elle aura choisie. Cette photographie sert de base pour écrire notre texte. Les textes sont publiés chaque lundi, avec ni ton ni genre imposé. Bien entendu, la photographie et le texte ne sont pas libres de droit !

 

shallwedance©RomaricCazaux

 

    J'ai ri, j'ai pleuré, je me suis insurgée. Pas forcément dans cet ordre là... Attendez que je vous explique.


   La guerre est imminente, contre les Allemands, encore une fois. On se demande quand tout cela finira. Ce n'est pas encore commencé qu'on s'inquiète déjà. Il y a de quoi.
   Vous vous savez comment et surtout quand tout cela a fini. Pas nous. Imaginez vous dans l'angoisse permanente de perdre les êtres qui vous sont chers. De perdre un bonheur que vous avez touché du doigt. Je sais que vous faites des efforts, mais même après ça vous n'y serez pas. Vous avez des reportages pour vous montrer, vous faire "ressentir" un peu notre époque à nous, mais vous n'y pouvez rien, vous n'y étiez pas et tant mieux pour vous.

   Moi je m'insurge contre cette guerre, je n'ai jamais compris le but de celle-ci. Agrandir son territoire, purger le monde, avoir le pouvoir ? Tant de raisons que je ne comprends pas, et que je n'ai pas envie de comprendre. Je veux rester comme je suis, où je suis, avec qui je suis. Point. Je veux toujours danser dans ses bras. Il me faisait virvolter, nous étions dans notre monde à nous, dans notre bulle. J'aimais cette musique à l'accordéon si belle, si entrainante. J'en avais fait notre musique, même si lui ne le savait pas. C'était mon petit secret. Quand la musique se jouait, pour ne pas me trahir, je riais. Il me demandait bien ce qui se passait, je lui disais juste que j'étais heureuse, là et maintenant avec lui. Ca lui suffisait et c'était vrai. Que ne donnerais-je pas pour revenir à ces instants ? Il est parti à la guerre et est revenu, oui il est revenu... du moins son corps car son âme elle était partie... Je ne l'ai pas décelé tout de suite à son retour, trop heureuse de le retrouver en vie. Mais la vie s'était malgré tout échappée de lui, il ne parlait plus, ne souriait pas malgré la Victoire, il en avait sans doute trop vu, trop entendu, trop vécu. Je ne lui ai jamais demandé ce qui s'était passé pendant toutes ces années... peut-être aurais-je du ? Je ne le saurais jamais. J'avais perdu mon Jean et je ne pouvais plu que pleurer.  

 

 

V.

 

PS : Retrouvez les textes des participants  : ici

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:00

la_belle_du_caire.jpgLe mot "beau" a été tiré au sort pour la 11ème session du challenge de Calypso "Un mot, des titres"! Comme je l'ai déjà dit, ce challenge me permet de lire des romans que je n'aurais surement pas lu comme ça. Et c'est ce que j'aime ! Sans plus attendre, voici un résumé de l'histoire :

 

"En 1930, la société cairote soumise aux hiérarchies séculaires réprouve la liaison que Qasim bey Fahmi, riche aristocrate, entretient avec Ihsane, jeune roturière. Craignant le scandale, le bey cherche à acheter un mari complaisant pour sa belle. Étudiant pauvre à la nouvelle Université du Caire, Mahgoub Abd el-Dayim envie la jeunesse bourgeoise qu'il côtoie sur les bancs de la faculté. Ce contrat de mariage lui offre l'occasion d'échapper à sa condition. Il accepte sans scrupule le marché. Mais pareil projet a ses failles. Un parfum de déchéance enveloppe bientôt le ménage à trois.Fascinante peinture de la corruption, incarnée par des personnages inoubliables tels Al-Ikhshidi, l'homme de main du bey, La Belle du Caire est aussi un roman incisif sur l'amour, le désir et la jalousie."

 

Ce roman m'a beaucoup fait pensé à un autre roman que j'avais lu pour le challenge "Petit Bac 2012". Au lieu de traiter de l'Egypte, comme La Belle du Caire, il traitait de l'Inde :  Le tigre blanc. La Belle du Caire parle de la corruption pour accéder, et rester, au pouvoir. Comment un homme (on parlera des droits de femmes ensuite) de classe modeste, voire pauvre, peut s'assouvir son ambition en restant tel quel ? Quel chemin prendre ? Ce roman a un côté de fatalité, on le sent immédiatement. Et c'est ce qui plait. Ici ce n'est pas la question de "comment ça va se finir ?", mais "comment cela va se passer ?"

 

L'auteur Naguib Mahfouz parle beaucoup du droit des femmes, enfin surtout de l'évolution des femmes parmi les universités, et par là même du travail. Grâce à l'édition de Gallimard avec le "texte et dossier", on en apprend un peu plus sur l'Histoire de l'Egypte (aux alentours de 1945) et sur la culture égyptienne. En effet, les liens filiaux sont très importants, ainsi que la Religion qui occupe une place importante (mais voit sa "popularité" baisser dans les milieux étudiants). De plus, on imagine mieux comment s'est construite la "Ligue arabe" avec le besoin d'indépendance de l'Egypte et on apprend quelques mots égyptiens grâce aux annexes.

 

J'ai bien aimé aussi le style de Naguib Mahfouz, fluide et assez recherché. On comprend pourquoi il a reçu le prix Nobel de littérature ! Il décrit l'Egypte à travers ses personnages qui eux laissent transparaitre de fortes émotions, comme la peur, l'angoisse, la jalousie...

 

Bref, je vous conseille de découvrir La Belle du Caire de Naguib Mahfouz, j'ai passé un très bon moment de lecture !

 

V.

 

La Belle du Caire entre dans le challenge "Un mot, des titres" pour la session 11.

Challenge Un-mot-des-titres

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